An emerging mobile air pollution source: outdoor plastic liner manufacturing sites discharge VOCs into urban and rural areas

Catégorie : Détection et Caractérisation
Date :9 octobre 2020
Avis TSC : La technologie décrite ici concerne la réparation des tuyaux en plastique en place (CIPP). Celle-ci est utilisée dans les installations industrielles afin d’éviter le rachat de canalisations parfois très coûteuses. Le principe et de glisser un film plastique dans le tuyau endommagé, puis d’appliquer un chauffage qui permet de souder ce film à la surface interne du tuyau. L’étude présentée dans cet article concerne l’émission des molécules volatiles que l’on nomme COV (carbone organique volatil) lors des phases de production, de soudure par chauffage et après celle-ci. De nombreuses molécules toxiques ont été identifiées dans ces émanations, cependant 60% d’entr’elles n’ont pas pu être identifiés chimiquement. Des molécules volatiles de styrène sont présentes en grande concentration dans ces émissions. Ce problème concerne à la fois la production des films, leur mise en œuvre et la gestion des déchets. Les auteurs ont estimé qu’une seule usine de production peux émettre annuellement environ 10 tonnes de carbone organique volatil lors de ces opérations. Cet article montre combien il est important de considérer la globalité d’un problème quand on envisage d’y apporter une solution. Dans ce cas précis, l’idée d’augmenter la durée de vie des tuyaux et tout à fait dans une logique d’économie circulaire et durable, mais si elle se fait aux dépens d’une pollution atmosphérique importante et d’un risque pour la santé, ce n’est peut-être pas la meilleure solution à adopter, ou bien il faut envisager une technologie pour capter les émissions de COV.
Sendesi, Seyedeh Mahboobeh Teimouri; Noh, Yoorae; Nuruddin, Md; Boor, Brandon E.; Howarter, John A.; Youngblood, Jeffrey P.; Jafvert, Chad T.; Whelton, Andrew J.
Environmental Science-Processes & Impacts : 22 (DocId: 9) 1828–1841.
The in situ manufacture of cured-in-place-pipe (CIPP) plastic liners in damaged sewer pipes is an emerging mobile source of anthropogenic air pollution. Evidence indicates volatile organic compounds (VOCs) can be released before, during, and after manufacture. The chemical composition of a popular uncured styrene-based CIPP resin was examined, along with the VOCs that remained in the new cured composite. The roles of curing temperature and heating time in waste discharged into the air were examined. Uncured resin contained approximately 39 wt% VOCs. Multiple hazardous air pollutants were present, however, 61 wt% of the uncured resin was not chemically identified. A substantial mass of VOCs (8.87 wt%) was emitted into the air during manufacture, and all cured composites contained about 3 wt% VOCs. Some VOCs were created during manufacture. Curing temperature (65.5-93.3 degrees C) and heating time (25-100 min) did not cause different composite VOC loadings. High styrene air concentrations inhibited the detection of other VOCs in air. It is estimated that tens of tons of VOCs may be emitted at a single CIPP manufacturing site. Regulators should consider monitoring, and potentially regulating, these growing mobile air pollution and volatile chemical product sources as they are operating in urban and rural areas often in close proximity to residential and commercial buildings.