Persistent organic pollutants, metals, and the bacterial community composition associated with microplastics in Muskegon Lake (MI)

Catégorie : Impacts de la Pollution
Date :20 novembre 2020
Avis TSC : Voici une publication intéressante à plusieurs titres. Tout d’abord, l’impact de la pollution par les microplastiques dans l’environnement aquatique. On sait que, potentiellement, les débris plastiques peuvent accumuler des métaux lourds, des polluants organiques (pesticides par exemple) et des bactéries pathogènes. Les protocoles de mesures ont donc été organisés pour vérifier ces risques potentiels. Les résultats sont clairs : dans le cadre précis de cette étude très détaillée sur le lac Muskegon aux USA, une absence de métaux lourds et de polluant en concentration toxique et des populations bactériennes similaires à celles communément rencontrées dans le lac. Il ne faut évidemment pas généraliser ces résultats, mais ils montrent qu’un risque potentiel ne conduit pas obligatoirement à un risque avéré. Le deuxième aspect intéressant de cette publication est de voir comment ses auteurs s’accrochent à l’idée « mainstream » des risques élevés de la pollution plastique. Ils soulignent que leur étude devrait être complétée pour chercher ces effets toxiques qu’ils ont peut-être ratés lors de celle-ci. Et quand on cherche, tout le monde sait qu’on finit par trouver… Ceci n’est pas un appel proplastique, mais juste à une objectivité scientifique importante pour la décision publique.
Steinman, Alan D.; Scott, John; Green, Lee; Partridge, Charlyn; Oudsema, Maggie; Hassett, Michael; Kindervater, Emily; Rediske, Richard R.
Journal of Great Lakes Research : 46 (DocId: 5) 1444–1458.
Three different types of microplastics (MPs): low density polyethylene; polypropylene; and polyester, were incubated for one and three months at two sites (Channel and Lake) in Muskegon Lake (MI). After retrieval, MPs were analyzed for polyaromatic hydrocarbons (PAHs), polychlorinated biphenyls (PCBs), organochlorine pesticides (OCs), select metals, and genomic characterization of the attached microbial biofilm. Polyaromatic hydrocarbons accumulated at similar levels on all microplastic types, but were similar to one order of magnitude lower than sediment concentrations and similar to three orders of magnitude lower than the Probable Effect Concentration (PEC): the concentration in sediment above which adverse biological effects are likely to occur. In contrast, PCB levels were 4-6x greater on polyethylene than on polypropylene or polyester, although all plastic-associated PCB concentrations were at least one order of magnitude less than the PEC. Organochlorine pesticide concentrations were very low (<1 ppb) on all microplastics and at all sites. Metal concentrations also were well below their respective PEC levels. The most abundant bacterial groups as part of the plastisphere were Burkholderiales, Rhodocyclaceae, Comamonadaceae, and Pseudomonadaceae. Polyester microplastics contained a higher number of bacterial families and the relative abundance of those families were more evenly distributed compared to the other plastic types. Overall, our results indicate that persistent organic pollutants are capable of accumulating on MPs but the concentrations generally were low; feeding trials are needed to determine if these environmentally realistic concentrations of pollutants attached to microplastics result in impacts to aquatic biota.