Quand Yvan Bourgnon repense au tour du monde à la voile en famille de son enfance, lui viennent des images d’océans propres… Ensuite son parcours de skipper en compétition le confrontera de plus en plus avec la pollution marine. Mais c’est son récent tour du monde sur un catamaran de sport, au ras de l’eau, et les incessantes rencontres avec des déchets plastiques, qui l’amènera à son retour en France en 2015, à ce constat : « Il faut AGIR ! »

Le Projet The Sea Cleaners est né de ce constat et bénéficie de l’approche pragmatique d’Yvan Bourgnon. Le succès de deux campagnes de crowfunding en France et en Suisse a permis de lancer les études techniques.  Fort d’une très grande expérience dans la mise au point de multicoques océaniques de course, il travaille avec son équipe sur le quadrimaran « Manta » aux dimensions inégalées en matière de multicoque à voile. 60 m de long, 49 mètres de large, et un système de collecte de déchets plastiques inédit. Un prototype à l’échelle 1/10ème sera mis à l’eau en 2018.

Le premier « Manta » est prévu, quant à lui, pour 2020. La mobilité du voilier permettra d’aller à la source de la pollution, dans les zones d’accumulation forte de déchets et de les prélever avant qu’ils ne se fragmentent en micro-déchets et nano-déchets, et n’entrent dans la chaîne alimentaire marine après avoir dérivé pendant plusieurs années dans les Gyres océaniques ou continents de plastiques.

Quel état des lieux ? 

Lusage commercial des matières plastiques initié dans les années 50, n’a cessé de croître et on déverse aujourd’hui environ 8 millions de tonnes de déchets plastiques chaque année dans les océans, principalement des emballages, soit près de 15 tonnes par minute.

Les prévisions sont telles qu’en 2050 la parité 1 déchet plastique 1 poisson sera atteinte, comme le souligne la fondation Helen Mac Arthur. La plus grande zone d’accumulation, dans le Pacifique sud est de 6 fois la superficie de la France.

Quels effets ?

Les filets de pêche dérivants et les sacs plastiques, dits macro-déchets, étouffent et emprisonnent les mammifères marins, tortues et oiseaux. Près de 600 espèces sont concernées.

Les micro-déchets (de l’ordre de 5 mm de diamètre) sont eux ingérés par les cétacés à fanons, les poissons. Les nano-déchets, issus de la dégradation des micro-déchets, sont quant à eux ingérés par les organismes constituant la base de la chaine alimentaire marine (les mollusques, zoo plancton et phytoplancton).

85 % des déchets plastiques déversés dans l’océan coulent au cours des premiers mois de dérive. Leur impact sur la flore et la faune des fonds marins est méconnu jusqu’à présent, mais chacun s’accorde à penser que la situation est alarmante.

Le rôle de The Sea Cleaners

Une prise de conscience des pouvoirs publics, des industriels et de chaque citoyen, est indispensable. Il faut agir en amont, sur la matière d’abord et sur l’usage. La réduction de l’usage du plastique est une voie d’amélioration en aval, mais l’éco-conception des produits doit l’accompagner, le recyclage et la revalorisation de la matière doivent être généralisés. Le contrôle total des déchets est indispensable pour éviter qu’ils ne se dispersent dans la nature. C’est un objectif simple et économiquement viable. The Sea Cleaners y contribuera fortement en favorisant le développement d’une économie circulaire le la matière plastique collectée.

« Mais, tout ne se fera pas en un jour, et dans les années qui viennent, il est nécessaire de compléter les actions préventives par des actions de terrain.  C’est l’objectif que s’est fixé The Sea Cleaners : Agir sur le terrain, observer, communiquer les données de collecte et participer à la sensibilisation des populations et collectivités pour agir efficacement en amont. »

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www.theseacleaners.org

 

 

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