Yvan Bourgnon président et fondateur de The Sea Cleaners, est à mi-parcours du Passage du Nord-Ouest en Arctique. L’exposition médiatique liée à cet exploit lui donne l’occasion de sensibiliser au réchauffement climatique et à la pollution plastique des océans dont l’Arctique n’est pas épargné.

Pendant ce temps, le consortium technique avance.

Depuis 2016, après les campagnes de crowfunding menées avec succès en France et en Suisse, la page blanche n’a cessé de se remplir. Les débats d’idées, débats techniques, et la volonté d’innover dans tous les aspects du projet ont permis de dégager plusieurs options principales.

En 2017, le consortium technique sélectionné par l’association The Sea Cleaners et constitué d’architectes navals, d’ingénieurs et de designers a travaillé et continue encore en cette période estivale, à étoffer et préciser le cahier des charges du Manta : long de 70 mètres et large de 49 mètres, le premier navire hauturier collecteur de macro-déchets plastiques.

Plusieurs options sont soumises à analyse et comparaison pour déterminer leur faisabilité et trouver la meilleure adéquation avec le cahier des charges. Elles concernent 4 axes principaux :

Le collecteur de déchets

C’est lui qui est le cœur du projet, et il détermine la forme générale du navire qui doit lui conférer la plus grande efficacité. Sa fonction est de récolter les déchets et, associé à une véritable usine, de les trier, de les dépolluer et de les compacter.

Une des préoccupations des équipes de conception est de prévoir des dispositifs pour éloigner les animaux marins afin d’éviter des prises accidentelles.

Le stockage

Le système de stockage, compression ou broyage, et la taille des cales, sont des facteurs déterminants pour l’action du navire et la durée des campagnes. Les premiers calculs font état de plus de 600 M3 de stockage par campagne, ce qui représente de 300 à 400 tonnes de matière stockée dans le navire, selon les modes de stockage en étude.

L’énergie et la propulsion

Pour assurer le déplacement et la vitesse de croisière d’un navire qui dépassera largement les 1000 tonnes, les sources d’énergie et leur nature, font l’objet de notre plus grande attention. Notre volonté est de baisser notre emprunte carbone au minimum. L’énergie solaire est capable de produire plus de 100 W au m2. L’éolienne est une autre alternative ; qu’elles soient horizontales ou verticales (Darius) elles produisent de l’énergie en quantité satisfaisante. Les voiles classiques offrent l’avantage d’être parfaitement maîtrisées mais de taille démesurée pour mouvoir un tel navire. Les turbovoiles, déjà utilisées sur des cargos et sur l’Alcyone de l’équipe Cousteau, restent dans le débat. La solution sera un mix de ces possibilités.

Les aménagements généraux du navire

Personnel navigant, opérateurs des dispositifs de collecte, de tri, de stockage, mécaniciens, électriciens, informaticiens, tous devront être hébergés, nourris, soignés. Les temps de collecte nécessiteront probablement des rotations de postes. Le navire devra pouvoir accueillir les scientifiques des expéditions, chimistes, biologistes, data managers, et des invités, ONG, VIP, Mécènes…

Les choix entre ces options seront arbitrés par l’équipe technique du projet et Yvan Bourgnon, à son retour en septembre, et permettront de fixer les grandes lignes qui baliseront la conception du Manta. La réalisation d’un prototype au 1/10 en 2018, permettra d’affiner et de valider certaines options. Une campagne de repérage est en préparation pour les futures missions, et sera menée en Indonésie ; nous vous relaierons l’actualité de ces événements essentiels pour l’avenir du projet Manta, qui est aussi le vôtre.

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