Le saviez-vous ? (faq)

Trouvez les réponses aux questions que vous vous posez
sur The SeaCleaners et le projet Manta.

Manta FaqLe but premier du Manta sera de récolter et traiter (stocker ou valoriser) les macro-déchets en mer avant qu’ils ne se fragmentent et rejoignent les fonds marins ou les gyres océaniques, où ils deviendront irrécupérables.

Ce bateau sera également équipé d’un laboratoire scientifique dans lequel nous pourrons faire des recherches sur la pollution plastique ainsi que d’une plateforme pédagogique qui permettra de mener des actions de sensibilisation pendant les escales.

Yvan EnfantA l’âge de 8 ans, Yvan Bourgnon a fait le tour du monde en bateau avec ses parents.
En 2013 lors de son tour du monde en solitaire, il a réalisé que tous les océans qu’il avait connus dans son enfance étaient désormais pollués. Il a eu envie d’agir et s’est lancé dans l’aventure The SeaCleaners.

Ce bateau sera également équipé d’un laboratoire scientifique dans lequel nous pourrons faire des recherches sur la pollution plastique ainsi que d’une plateforme pédagogique qui permettra de mener des actions de sensibilisation pendant les escales.

Raie Manta1La raie Manta est la plus grande des raies (7 mètres en moyenne).  Malgré sa grande taille ce sélacien se nourrit de plancton et exceptionnellement de crustacés qu’il amène à sa bouche à l’aide de ses nageoires céphaliques. 

Véritable filtreur géant, ce poisson nous a inspiré le nom du bateau.

BateauYvan Bourgnon s’est entouré d’experts, d’architectes navals et de scientifiques pour réaliser l’étude de faisabilité. Au terme de cette étude de faisabilité, un concept de navire avec ses 4 gréements de type Dynarig et ses 2 éoliennes de type Darrieus, a été choisi pour servir de base aux actions de communication. 

Néanmoins l’étude de faisabilité présente également d’autres pistes de conception qui sont actuellement explorées lors de la réalisation des études de conception préliminaires, l’objectif étant de rendre le bateau le plus efficace possible dans ses missions de collecte, tout en gardant le contrôle des coûts d’investissement et d’exploitation du navire.

Bateau FaqNous serons déjà ravis d’en mettre un à l’eau, le plus vite possible, en espérant que les nations du monde entier nous emboîtent le pas. Le Manta sera donc un bateau ambassadeur qui fera la démonstration de son efficacité dans les eaux de nombreux pays ! Enfin, nous espérons que ces démonstrations convaincront d’autres acteurs (gouvernements, syndicats de pisciculture, de tourisme ou encore de pêche par exemple) et que ces organisations nous suivront en faisant l’acquisition d’autres navires Manta. L’objectif que nous nous sommes fixés est d’atteindre une flotte de 50 navires en 2050 !

PollutionCela reste difficile à estimer, car tout dépend de notre capacité à arrêter de jeter des déchets à la mer. Au vu de la quantité de déchets que l’on estime présente dans les océans, il faudrait plusieurs centaines de navires tournant toute l’année.
Néanmoins, The SeaCleaners n’agit pas seulement en mer de manière corrective. L’association a également pour objectif de mener de nombreuses actions préventives (actions de sensibilisation, programmes pédagogiques, actions de développement de l’économie locale circulaire par la promotion de solutions de valorisation des déchets plastiques…) afin de s’attaquer à la source du problème et de réduire les quantités de déchets plastiques déversés dans les océans.

Planete PlastiqueNous restons positifs et nous pensons que si nous agissons de manière collective, nous pouvons réduire les dégâts et à terme maîtriser ce problème. Stopper la pollution plastique reste impossible tant que nous continuerons à vivre, consommer et produire en masse comme nous le faisons aujourd’hui.
Ainsi, nous espérons, (et nous mettons tout en œuvre par le biais de nos actions d’éducation et de sensibilisation), que les mentalités changeront le plus rapidement possible et qu’une prise de conscience collective sera enclenchée de manière durable pour faire face à ce fléau. Il faut donc y croire et agir !

rentabilité du bateauL’association The SeaCleaners cherche à résoudre le problème de la pollution marine par les déchets plastiques.
On peut comparer ce problème, dans une certaine mesure, à la collecte des déchets dans les communes. L’enlèvement des déchets est-il rentable ? Non ! Mais il est nécessaire si l’on ne veut pas vivre dans des rues jonchées de poubelles…
Néanmoins, lors de la conception du Manta, tous les efforts sont faits pour utiliser de la manière la plus efficace possible les dons financiers de nos soutiens : nous cherchons ainsi à concevoir un navire qui sera, non seulement le moins cher possible à construire (tout en essayant de ne pas dégrader la performance des opérations de collecte de déchets), mais également le moins cher possible à opérer (en augmentant son autonomie énergétique pour réduire les coûts de consommation de fuel, en maîtrisant le nombre de membres d’équipage et le nombre d’opérateurs, etc.).

FinancementNous dépendons actuellement des dons des particuliers et entreprises mécènes pour assurer le fonctionnement de l’association et le financement de la conception et de la construction du premier bateau.

Nous recevons également un soutien grâce à notre boutique en ligne.

Impact Bateau Faune FloreTout a un impact, il serait faux de dire le contraire. Cependant nous tenons à le minimiser.
Le bateau sera muni d’un système d’éloignement des animaux marins par infrasons pour faire fuir les poissons et mammifères marins à l’approche du bateau.
Sauf cas particuliers, l’ancrage ne sera pas nécessaire et les escales seront programmées dans des ports équipés d’infrastructures permettant de prendre en charge les cargaisons de déchets ramenés par le navire, donc l’impact sur les herbiers et la flore marine sera minimisé.

En combinant nos efforts !
Nous pouvons tous changer nos habitudes pour améliorer notre environnement et ainsi diminuer la pollution plastique.

Faire évoluer nos habitudes de consommation pour aller vers le « zéro déchet » : moins de plastique, moins d’emballage et plus d’achat en vrac.

2050

Prenons quelques exemples :

  • Ramasser des déchets sur les plages, en mer, sous l’eau, en forêt, en campagne, dans les villes etc… dès que possible.
  • Trier ses déchets.
  • Revaloriser ses déchets pour inciter toutes les nations à reconsidérer leurs déchets comme des ressources potentielles, financièrement intéressantes (par le recyclage ou la valorisation énergétique des plastiques par exemple).
  • Eduquer notre entourage en permanence afin de le sensibiliser vers des actions durables et responsables.
  • Des sourires (beaucoup !) et de la ténacité (encore plus !!!).

Bien sûr la réduction de la pollution plastique ne sera possible que si tout le monde s’implique. C’est à dire les particuliers, les politiques et les industriels. Car face à un problème d’une telle ampleur, la mobilisation doit être massive et collective. Tous les leviers vers le changement doivent être actionnés : évolution des procédés industriels, évolution des politiques publiques et changement de comportements individuels.
C’est à chacun de commencer à changer, de prendre ses responsabilités et de se montrer exemplaire pour que les autres lui emboîtent le pas !

Carte Collecte

Nous irons dans les zones où l’on trouve les densités de déchets les plus importantes, les estuaires ou les embouchures des 10 grands fleuves les plus polluants par exemple. Il est aujourd’hui en effet établi que 90% de la pollution plastique déversée par les fleuves dans les océans vient seulement de 10 fleuves (principalement d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du sud).
Le ciblage se fera à partir d’images satellites que nous allons collecter mais également à partir des campagnes exploratoires mises en place par l’association, et de données venant d’autres associations ou ONG, et de tous les autres organismes spécialisés prêts à nous supporter dans nos actions.

Manta Usine 1Les déchets monteront à bord du bateau par le biais de tapis-collecteurs.
A bord, ils seront triés manuellement. Les déchets organiques non souillés de particules de plastiques pourront être rejetés à l’eau. Les déchets restants seront pour une partie valorisés énergétiquement à bord.

L’autre partie, sera compactée et stockée afin d’être débarquée dans les différents ports pour être prise en charge par des filières locales de traitement et de recyclage.

ChronoMise à l’eau en 2022 / 2023.
Premières collectes en 2023.

Micro ParticulesMalheureusement non.
Collecter ces micro-particules est extrêmement difficile, voire impossible à l’heure actuelle.
The SeaCleaners, avec le projet Manta, se concentrera sur les macro-déchets flottants dans les zones où ces déchets sont en forte concentration, mais également où ils auront encore peu séjourné dans l’eau de mer (exemple les embouchures et les estuaires des fleuves) et où ils auront été peu exposés aux UV. Cela permettra de les collecter avant qu’ils ne se fragmentent ou ne se désagrègent pour devenir des micro-déchets.

Energie Bateau

Quantité de CO2 émise dans l’atmosphère

Afin de réduire la quantité de CO2 émise dans l’atmosphère, le Manta utilisera autant que possible des sources d’énergies renouvelables (éolien, solaire, …) afin de naviguer et de faire fonctionner ses équipements embarqués. La consommation de fuel, et donc l’émission de CO2, sera donc aussi réduite que possible.

Quantité d’énergie utilisée

La quantité d’énergie totale nécessaire au fonctionnement du Manta est encore en cours d’évaluation. Les efforts d’optimisation se portent actuellement sur les équipements de collecte et de traitement des déchets. D’autres évaluations sont prévues sous peu sur les systèmes de propulsion.

La quantité d’eau utilisée

La quantité d’eau nécessaire au fonctionnement du Manta n’est pas encore définie. Elle dépend non seulement du nombre de membres d’équipage, d’opérateurs et de visiteurs à bord, mais également des procédés de préparation des déchets pour leur valorisation énergétique. En effet, certains procédés nécessitent que les déchets soient rincés pour être dessalés.

Usine SolutionLe Manta est la seule solution actuellement en cours de développement permettant de collecter de manière « industrielle » (en masse) et de façon ciblée (dans des zones de fortes concentrations où les déchets n’ont pas eu le temps de se disperser, de se détériorer, voire même de se désagréger) des macro-déchets flottant à la surface des océans.
La plupart des autres initiatives sont axées sur des actions préventives (sensibilisation, information, éducation, …), ou des actions de collecte sur les plages, ce que The SeaCleaners fait également de son côté ou en soutien à d’autres ONG ou associations.

En ce qui concerne les autres actions de collecte en mer, elles sont en général réalisées à plus faible échelle (petites capacités de collecte comme les chalutiers ou de manière passive, par exemple en utilisant des systèmes de collecte dérivants qui récupèrent des plastiques ayant été largement désagrégés).

Bateau FaceLe bateau naviguera à vitesse réduite entre 2 et 4 nœuds pendant les périodes de collecte.
Dans ces conditions, et avec des hauteurs de houle raisonnables comme celles auxquelles nous pouvons nous attendre le plus souvent dans les zones de collecte, les dernières études de simulations numériques en CFD (Computational Fluid Dynamics) montrent que la hauteur des vagues entre les coques d’un multicoque sont réduites et rendent la collecte des déchets plus simple.
Enfin, les tapis-collecteurs seront équipés de différents systèmes (flottaison, aspiration, …) qui faciliteront la collecte des déchets amassés entre les coques.

Les obstacles techniques à surmonter pour la conception du Manta sont :

Plan Bateau

  •  Le dimensionnement du navire afin qu’il offre une capacité de stockage importante sans pour autant être trop lourd et requérir une grande puissance de propulsion ;
  • La sélection de systèmes et d’équipements qui ont été déjà éprouvés afin de réduire les risques techniques ;
  • Le développement des systèmes et d’installations plus automatisés pour maîtriser le nombre de membres d’équipage et d’opérateurs à bord ;
  • Le développement des systèmes et d’installations plus économes en termes de consommation énergétique pour maximiser l’autonomie du Manta 
  • La marinisation de certains systèmes et d’équipements qui n’ont jamais été mis en œuvre sur un navire mais seulement dans des installations terrestres et donc qui doivent être protégés contre la corrosion marine ;
  • L’intégration des systèmes et équipements et leur gestion coordonnée à des fins d’efficacité énergétique.
  •  L’équipe du projet Manta s’efforce de minimiser les risques de développement et d’intégration technique en choisissant des systèmes déjà connus et en s’appuyant sur des experts reconnus dans les domaines sensibles.

EquipageNous avons, au terme de l’étude de faisabilité, estimé que le nombre de personnes à bord serait limité à environ 40 personnes :

  • 28 membres d’équipage et opérateurs (tous marins) sont prévus pour la navigation et le fonctionnement de l’usine, soit 12 à 15 pour l’équipage de navigation et 13 à 16 opérateurs pour le fonctionnement de l’unité de collecte, de traitement et de valorisation des déchets.
  • 12 scientifiques, éducateurs à l’environnement et invités, non marins

Plan Bateau2Le tirant d’eau est de 3 à 4m, et il varie en fonction de la quantité de déchets stockés à bord.

ChantierLa sélection du chantier naval où sera construit le Manta n’a pas encore été définie à ce jour, mais du fait de la largeur du bateau, très peu de chantiers sont capables de le construire.
La consultation des chantiers navals sera initiée à la fin des études de conception préliminaires, une fois les plans de principe disponibles, probablement au cours du deuxième semestre 2019.
Nous souhaiterions travailler avec un chantier naval français, cependant, nous laissons la porte ouverte à toutes autres solutions afin de pouvoir tenir les objectifs budgétaires que nous nous sommes fixés.

PortLa largeur du navire telle que définie au terme de l’étude de faisabilité pourrait limiter l’accès du Manta à certaines installations portuaires.

Une étude est actuellement en cours afin de déterminer si ces limitations sont contraignantes ou non.

Usine CollecteLes missions de collecte devraient durer entre 30 et 60 jours, en fonction de la densité des nappes de déchets à collecter, de la capacité de stockage du navire et de la disponibilité de sources d’énergies renouvelables (vent et ensoleillement).

StockageA ce jour, le modèle du Manta est dimensionné pour compacter et stocker 600m3 soit 250 tonnes de déchets.

2050Selon le droit maritime international, les déchets trouvés en mer appartiennent à ceux qui les trouvent.
Cependant, dans les eaux territoriales dans lesquelles le Manta va principalement réaliser ses campagnes de collecte (dans les estuaires et embouchures des fleuves), la propriété des déchets collectés dépend des lois nationales des pays au large desquels le Manta opère, et cela est variable.
Pour ces raisons, des discussions seront menées avec les autorités locales en amont de la réalisation des campagnes de collecte afin d’obtenir au préalable les autorisations nécessaires à la réalisation de ces collectes.

AncreSelon le droit maritime international, les déchets trouvés en mer appartiennent à ceux qui les trouvent.
Cependant, dans les eaux territoriales dans lesquelles le Manta va principalement réaliser ses campagnes de collecte (dans les estuaires et embouchures des fleuves), la propriété des déchets collectés dépend des lois nationales des pays au large desquels le Manta opère, et cela est variable.
Pour ces raisons, des discussions seront menées avec les autorités locales en amont de la réalisation des campagnes de collecte afin d’obtenir au préalable les autorisations nécessaires à la réalisation de ces collectes.

Voiles DynarigComme toutes les voiles des gréements existants, les voiles du Manta sont prévues pour être ferlées (repliées) en cas de conditions de vent extrêmes. Elles sont ainsi protégées des vents violents.

Quant aux mâts, ils sont dimensionnés pour résister aux conditions météorologiques les plus extrêmes, ouragans compris.

Tapis CollecteurLes tapis-collecteurs auront une inclinaison adaptée et des lames pour remonter les déchets collectés à la surface de l’eau afin d’éviter que ces déchets ne retombent dans l’eau.
De tels systèmes existent déjà, et ont pu être validés à plus petites échelles dans les ports ou en eaux calmes. Une campagne d’essais va être réalisée en 2019 sur un prototype de taille représentative pour valider et optimiser le fonctionnement de ces tapis-collecteurs sur le Manta.

PoidsOn ne sait pas encore et on cherche actuellement à réduire tant que possible sa masse car :

  •  Plus le navire est lourd, plus il est cher
  •  Plus le navire est lourd, plus il a besoin d’énergie pour avancer

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Faq

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