Thomas Meyer Socaps

Tribune d’un mécène

The SeaCleaners : Défenseurs de l’environnement, médias, particuliers, voire industriels du packaging, The SeaCleaners est souvent interrogé pour savoir s’il existe des “bons” et des “mauvais” plastiques. En tant que leader mondial dans l’industrie du conditionnement et notamment pour les secteurs de l’agro-alimentaire, de la pharmaceutique et de la cosmétique, trois industries très productrices d’emballages, quel regard portez-vous sur cette question ?

Il existe une longue liste de « plastiques », ou plutôt de matériaux polymères, qui ont des fonctions et des durées de vie différentes. Il est essentiel de rappeler que ces matériaux offrent tous une barrière sanitaire indispensable pour la préservation des aliments tout en garantissant la santé humaine… la crise sanitaire que nous traversons actuellement nous le rappelle.

Par ailleurs, le bilan carbone de ces matériaux est en général bien meilleur que les alternatives (le verre en particulier) compte-tenu de leur légèreté et de la consommation d’énergie relativement faible lors de leur production et de leur recyclage.

S’il est vrai que certains plastiques sont à usage unique, non-recyclables et non biodégradables (comme les anciennes générations de sacs plastique ou certains pots de yaourt), d’autres (comme les PETs) maintiennent, grâce à leur composition initiale, leurs propriétés après de nombreux cycles de recyclage.

Nous observons aussi la montée en puissance de matières plus vertueuses et naturelles, dont la composition et les propriétés sont comparables à celles des matériaux polymères, par exemple celles fabriquées à partir de protéines de lait ou de matières végétales (PLAs notamment) et qui présentent une variété d’utilisation impressionnante.

Certains de ces matériaux polymères peuvent être remplacés par de nouveaux matériaux qui nécessitent de nous adapter pour pouvoir les produire dans des quantités suffisantes pour correspondre aux besoins des industriels de l’agroalimentaire.

Le regard que je porte sur l’usage de ces matériaux, qu’ils soient plastiques ou plus largement sur les emballages, est très simple : n’importe quel déchet peut devenir une ressource (à l’infini pour certains) à condition qu’ils soient choisis pour le bon usage et se retrouvent dans le bon cycle de collecte puis de recyclage. C’est un maillon principal de l’économie circulaire.

The SeaCleaners : Dans le contexte des mutations technologiques, économiques et environnementales que nous connaissons, de plus en plus d’entreprises revoient leurs organisations et leurs process afin de limiter leur empreinte carbone. Comment SOCAPS participe-t-il au déploiement de solutions pragmatiques ?

SOCAPS est un opérateur d’assistance technique industrielle, notre participation majeure ainsi que notre rôle en tant que fournisseur de services commence avec l’optimisation de nos ressources.

Pour optimiser le bilan carbone de nos déplacements (actuellement nous avons engagé une démarche avec le cabinet Carbone 4 à ce sujet), nous avons adopté une politique de localisation de l’activité en utilisant les technologies de l’information 4.0 (réalité augmentée, chat intelligents, logiciels d’optimisation de tournées…) pour limiter les déplacements point à point ou transmettre du savoir-faire plutôt que de systématiquement déplacer les techniciens.

Depuis la fin de 2018, nous avons aussi développé une plateforme communautaire pour nos techniciens « MySOCAPS » qui permet entre autres, la communication de nos actions auprès de notre communauté de techniciens et aussi la dématérialisation de documents liés à leurs interventions (factures, billets d’avion, rapports, etc.).

The SeaCleaners : Très concrètement comment orientez-vous vos clients vers des solutions plus durables ?

SOCAPS participe activement au développement d’une conscience collective sur une économie durable. Grâce à notre présence depuis plus de 35 ans dans les secteurs agro-alimentaires, de la santé et des cosmétiques, nos actions sont principalement centralisées dans la communication et la mise en relation entre les industriels fabricants ou utilisateurs de machines et des acteurs innovants dans le domaine du recyclage.

Nous voyons notre rôle d’opérateur de services comme celui de « tiers de confiance », faisant le lien entre les différents fabricants de machines et les utilisateurs finaux afin de mobiliser, au travers des syndicats et associations professionnelles dont nous sommes membres, nos clients et partenaires à travers le monde sur les enjeux de l’économie circulaire.

A l’échelle de SOCAPS, nous souhaitons mettre en place des consultations auprès de nos clients : équipementiers, utilisateurs de machines, syndicats, associations et groupement de fabricants pour restituer les informations clés et partager les bonnes pratiques en matière d’économie circulaire. SOCAPS prépare à ce sujet une enquête auprès des participants et visiteurs de différents salons internationaux sur leurs idées innovantes de packaging de demain et sur l’économie circulaire.

The SeaCleaners : SOCAPS Fund développe des actions dans l’environnement mais aussi dans d’autres secteurs. Pouvez-vous nous expliquer ce qui a motivé la création de ce fonds et quelles sont les actions dont vous êtes le plus fier à ce jour ?

La Responsabilité Sociale et Environnementale… et au-delà la Responsabilité Morale des Entreprises (RME) est un sujet clé pour SOCAPS, coopérative artisanale. En tant que coopérative, nous sommes convaincus du rôle social des entreprises, à la fois par la gouvernance démocratique qu’elle impose et l’ancrage territorial qu’elle suppose. Les valeurs de SOCAPS « Entreprenariat, Talent, Respect et Engagement » (ETRE) sont ainsi indissociables de notre engagement social et environnemental matérialisé dans la démarche SOCAPS FUND.

Nous sommes convaincus qu’un levier majeur pour toute entreprise est de mener des actions concrètes pour mobiliser son écosystème (clients, fournisseurs, collaborateurs et institutionnels). En particulier, en sollicitant les bonnes volontés internes. SOCAPS FUND a été créé dans cet objectif et soutient des actions dans différents domaines qu’ils soient sportifs, culturels, solidaires ou environnementaux.

SOCAPS est fière de l’ensemble des actions de SOCAPS FUND et notamment, au-delà du partenariat avec The SeaCleaners qui nous tient bien entendu tout particulièrement à cœur, son soutien à La Maison de l’Artemisia qui rassemble des compétences médicales et agronomiques dans chaque pays d’Afrique sub-tropicale et œuvre pour mettre à disposition de façon gratuite et écologique un remède contre le paludisme auprès des populations. Et aussi notre soutien à l’Association humanitaire C.I.E.L.O. et la construction d’une borne fontaine dans les écoles afin de les relier au réseau d’alimentation en eau potable de la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB). Ceci afin d’offrir une hydratation plus régulière aux élèves, de contribuer à abaisser la prévalence des maladies hydriques, de supprimer le coût d’achat et de transport de l’eau à la charge des enseignants, de participer à la diminution de l’abandon scolaire en primaire par une amélioration du cadre de vie au sein de l’école et de faciliter la sensibilisation à l’hygiène corporelle grâce à une eau plus accessible.

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