Quel impact ?
L’action de The SeaCleaners et l’#ODD6
Eau propre et assainissement

L’été 2022, marqué par sa sécheresse sans précédent, restera dans l’histoire comme celui qui a fait prendre conscience à l’Europe des menaces qui pèsent sur la qualité et la quantité des ressources en eau.

Riviere polluée

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ODD #6 – Eau propre et assainissement

Améliorer l’accès à l’eau propre et à l’assainissement est une priorité mondiale, et les états-membres des Nations Unies en ont fait l’objectif de développement (ODD) n°6 de l’agenda 2030.

Sécheresse et pénurie d’eau potable : un comble sur la planète bleue 

De plus en plus de territoires en Europe et dans le monde sont exposés au risque de sécheresse. L’effondrement des ressources en eau, impensable il y’a quelques années, devient une réalité avec laquelle les communautés locales doivent désormais composer.  

À l’heure actuelle, plus de 2 milliards de personnes risquent d’avoir un accès réduit aux ressources en eau douce. Et, d’ici à 2050, au moins une personne sur quatre vivra probablement dans un pays touché par une pénurie chronique ou récurrente d’eau douce. 

Voilà des faits qui semblent contradictoires, sur notre planète bleue, couverte à 70% d’eau ! Aujourd’hui, l’accès et la gestion de l’eau douce et potable est à la fois le fruit et la source d’importantes inégalités économiques, sociales et sanitaires. 

Dans ce contexte de pénurie des ressources et de restriction d’accès à l’eau potable, la pollution plastique se révèle être un facteur aggravant.  

En effet, l’eau douce est le premier vecteur de pollution plastique océanique : les scientifiques s’accordent à dire que 80 % des déchets plastiques sont déversés dans les océans par quelque mille cours d’eau.
Lors de ce transit de la terre vers la mer, la pollution des cours d’eau par les déchets plastiques détériore la qualité de l’eau douce dans les régions les plus vulnérables. 

Comment la pollution plastique nuit-elle à la qualité de l’eau ?  

Les plastiques sont de véritables « éponges » à virus et bactéries, des supports de croissance et de moyens de transport à des agents pathogènes, conduisant à la prolifération de milliers de bactéries.
Cet écosystème qui se développe sur les débris de plastiques a même un nom : la platisphère.

Sur la platisphère, les scientifiques ont retrouvé des espèces profitant des déchets plastiques pour franchir des barrières écologiques. C’est le cas notamment de diverses espèces bactériennes du type Vibrio provoquant des infections graves chez les humains et les animaux, dont la plus grave est le choléra.
De plus, les dépôts de débris plastiques sont autant de potentiel foyers de développement de maladies infectieuses : chaque morceau de plastique contenant de l’eau est un lieu de reproduction attractif pour les insectes, notamment les moustiques susceptibles de transmettre des maladies comme le paludisme, le Zika ou la dengue.
Il s’agit d’un problème majeur, notamment dans les bidonvilles des zones tropicales. 

Les eaux infectées exigent davantage de traitements onéreux pour redevenir potables, notamment par l’ozone et le chlore. En raison des coûts plus élevés de ces traitements, les collectivités y renoncent souvent. Une eau qui serait potentiellement propre à la consommation humaine reste ainsi insalubre.

Des bassins versants comme l’amont des rivières et canaux, les lacs naturels et les retenues artificielles demandent donc à être débarrassés de leurs déchets plastiques pour être ensuite assainis à des coûts abordables.
 

Quel impact les actions de The SeaCleaners ont-elles sur la qualité de l’eau dans les régions-cibles ? 

Absence de réseau d’assainissement établi, rejets toxiques des eaux usées domestiques, des effluents industriels ou des eaux de ruissellement agricoles, ainsi que les déchets plastiques mal gérés… Les eaux douces de l’île de Bali souffrent cruellement de la pollution et du manque d’infrastructures en place.  

Sur le terrain, le bateau de dépollution de The SeaCleaners Mobula 8, par son action de ramassage des déchets solides (jusqu’à 60 cm de profondeur) et d’aspiration des déchets liquides (rejets d’égouts, hydrocarbures, huiles, etc.), contribue à limiter les risques de propagation d’agents pathogènes dans la région de Denpasar, sur l’île de Bali.
Il y améliore la qualité de l’eau en réduisant la pollution, participe à protéger et restaurer les écosystèmes liés à l’eau, les zones humides, les rivières, les aquifères et les lacs, soutient et renforce la participation des communautés locales à l’amélioration de la gestion de l’eau et de l’assainissement. 

Le programme MAPP au service de l’#ODD6 

The SeaCleaners poursuit sa contribution à l’ODD#6 en mettant en place des synergies locales grâce au programme MAPP (Mobula Against Plastic Pollution).

MAPP est un programme global de lutte contre la pollution plastique ayant pour but de compléter l’action curative du Mobula en collaboration avec les autorités, les associations et les entrepreneurs locaux. Le programme MAPP inclut des initiatives de :
– Collecte des déchets
– Gestion des déchets
– Sensibilisation et formation des communautés locales
– Assistance technique pour améliorer la chaîne de valeur
– Recherche scientifique 

Au fur et à mesure du déploiement des solutions de collecte et de gestion des déchets à l’international, The SeaCleaners ambitionne de participer à l’effort d’assainissement de l’eau douce dans de nouvelles régions-cible.

➡️  Pour en savoir plus sur l’objectif #6 et les autres objectifs de développement durable, rendez-vous sur l’article « Relever ensemble les défis mondiaux pour la planète »

Article "Relever ensemble les défis mondiaux pour la planète"

➡️  Pour en savoir plus sur le Mobula 8 et le programme MAPP, rendez-vous sur la page « Expédition Mobula »

Expedition Mobula